« Paris, si on riait… »

Les élèves de l’atelier Théâtre et leur professeur vous propose un spectacle sur l’idée d’une autodérision de parisiens caricaturés au cœur de leur bizarrerie.

Personnalité complexe, chargée de paradoxes, intuitive et créatrice, Paris incarne la volonté de persévérance pour l’œil de Victor Hugo “Vouloir toujours ; c’est le fait de Paris.” Elle exprime la renaissance pour Sacha Guitry « Être parisien, ce n’est pas être né à Paris, c’est y renaître. Et ce n’est pas non plus y être – c’est en être. Et ce n’est pas non plus y vivre – c’est en vivre. Car on en vit – et l’on en meurt. Être de Paris, ce n’est pas y avoir vu le jour – mais c’est y voir clair.”

« Toutes les villes ont un cœur, et ce cœur qu’on appelle le cœur d’une ville, c’est l’endroit où son sang afflue, où sa vie se manifeste intensément, où sa fièvre se déclare, sorte de carrefour où toutes ses artères paraissent aboutir. Mais le cœur de Paris a ceci de particulier, c’est que chacun le place où il l’entend. Chacun a son Paris dans Paris.

« Être parisien, ce n’est ni une fonction, ni un état, ni un métier – et cependant c’est tout cela. C’est unique et c’est inestimable – et ce n’est d’ailleurs pas à vendre. Car, être de Paris, ce n’est ni une question de volonté, ni une question de fortune. Ce n’est même pas une question de valeur. C’est un indéfinissable mélange d’esprit, de goût, de snobisme, de jobardise, de bravoure et d’amoralité. On ne doit pas savoir au juste pourquoi on en est … »
Alors on en rit…naïvement.

On en rit ironiquement.

L’ironie, figure de style où l’on dit le contraire de ce qu’on veut faire entendre dont nous redécouvrirons des auteurs littéraires comiques ou non célèbres , de toutes les époques , Feydeau, Jean de la fontaine, Jean Cocteau, Obaldia, Jean Poiret ,le Splendid , Zouc , Coluche , les Inconnus, Florence Foresti , accompagné d’une bande son aux chansons françaises d’ Edith Piaf , de Renaud, d’Aznavour, d’Yves Montant et illustrée des photos de Bernard Carré, photographe professionnel , dont l’un des travaux très approfondi dont l’objectif fut souvent pour son œil de relever la poésie, l’insolite, la beauté et l’engagement de Paris. Des clichés inédits.
Ironie verbale et situationnelle en fil conducteur de ce travail de l’année de l’atelier théâtre de l’ARAP.
«Le rire, comme la plaisanterie, est pure joie, et par conséquent, pourvu qu’il ne soit pas excessif, il est bon par lui – même. Et ce n’est certes qu’une sauvage et triste superstition qui interdit de prendre du plaisir. » Spinoza

“Le théâtre a charge de représenter les mouvements de l’âme, de l’esprit, du monde, de l’histoire.” Ariane Mnouchkine
C’est donc en toute humilité que chacun des comédiens tentera de représenter par l’humour, une exploration littéraire théâtrale osée, moderne, et libre.

Le spectacle sera représenté le 17 juin au profit d’une association, enfance solidarité et d’un projet particulier de construction d’un pôle mère enfant.